Selon un sondage GALLUP publié le 13 mai, 7 Américains sur 10 s’opposent à la construction de centres de données (datacenters) pour l’intelligence artificielle dans leur région locale, dont près de la moitié, soit 48 %, qui s’y opposent fermement. À peine 27 % soutiennent ces projets.
La désapprobation est plus forte que vis à vis des constructions de centrales nucléaires auxquelles 53 % des américaines s’opposent.
L’hostilité aux datacenters est même plus forte que l’opposition maximale à la construction des centrales nucléaires enregistrée en 2001 : à l’époque 63 % des américains disaient s’y opposer.
Interrogés sur les motifs d’inquiétudes, 50 % des américains évoquent des effets sur l’environnement ; 18 % sont préoccupés par la consommation d’eau, 18 % également, la consommation d’électricité, et 14 % l’impact environnemental au sens général.
Si la désapprobation est globalement nette, elle est plus forte chez les démocrates : 75 % d’entre eux s’y opposent, contre 63 % des républicains.
Et les femmes (55 %) sont plus susceptibles que les hommes (43 %) d’exprimer une forte opposition à la construction de centres de données.
Quelles émissions de gaz à effet de serre
Selon The Shift Project, la trajectoire actuelle de progression des datacenters conduira à l’échelle mondiale à l’émission annuelle de 630 Mt de CO2e à 920 Mt de CO2e, soit jusqu’à 2 fois les émissions de la France. Ces émissions auront été multipliées par 2,5 en 10 ans et représenteront 1,2 % à 1,4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2030, tous secteurs confondus.
Cette élévation écrasera 30 % des efforts mondiaux d’amélioration du mix électrique, et sera en total décalage avec la trajectoire de réduction de 5 % par an, visant à atteindre l’objectif de 0 émission nette.
Un nouveau médicament expérimental, le daraxonrasib, a presque doublé le taux de survie des patients atteints d’un cancer du pancréas avancé, selon les résultats d’une étude publiée le 31 mai.
Ce médicament bloque la protéine KRAS qui favorise la croissance tumorale chez plus de 90 % des cas de cancer du pancréas.
L’équipe de recherche a constaté que la prise quotidienne du médicament réduisait de 60 % le risque de décès chez les patients atteints d’un cancer du pancréas métastatique.
Les personnes prenant daraxonrasib ont vécu en moyenne 13,2 mois contre 6,7 mois pour les receveurs de chimiothérapie. Beaucoup de patients utilisaient encore le médicament après l’analyse des données, ce qui signifie que l’écart de survie pourrait encore augmenter.
Le cancer du pancréas figure parmi les formes de cancer les plus mortelles.
L’American Cancer Society estime qu’environ 67 000 nouveaux cas seront diagnostiqués aux États-Unis cette année et que plus de 52 000 personnes en mourront. Le taux de survie global après cinq ans est de 13 %.
A l’échelle mondiale, le cancer du pancréas est le 12ème cancer le plus fréquent, mais il est la 2ème cause de mortalité par cancer après le cancer du poumon, avec 132 000 décès en 2020 pour 140 000 nouveaux cas.
Sources :
– Epidémiologie du cancer du pancréas – Infocancer
– Un médicament contre le cancer du pancréas | msn
– Ce médicament double les taux de survie | CBS News
– Médicaments contre le cancer du pancréas | CBS News
